OLIVARI PARTENAIRE DU PAVILLON DE VENISE À LA BIENNALE
À l’occasion de la Biennale d’Art 2026, Olivari a été invitée à participer à Emersasommersa, l’installation réalisée par Alberto Scodro pour le Pavillon de Venise, au sein du projet plus vaste Note Persistenti, sous le commissariat de Giovanna Zabotti avec la participation de Denis Isaia et Cesare Biasini Selvaggi. Dans le dialogue avec l’artiste, la poignée dépasse sa dimension fonctionnelle pour se transformer en symbole de passage, de relation et de découverte : le geste d’ouvrir devient métaphore d’accès à de nouveaux mondes, cultures et visions. L’installation construit ainsi une confrontation entre art et design, où l’acte d’ouvrir se traduit en une expérience de connexion, de transformation et de connaissance.
Alberto Scodro (Marostica, 1984) vit et travaille à Nove. Après une première formation de restaurateur, il obtient un diplôme en Arts Visuels et Performatifs à l’Université IUAV de Venise et complète son parcours par des programmes de résidence internationaux entre Venise, Helsinki, Liège, Portorož et Luxembourg. Sa recherche se développe entre sculpture, installation et interventions site-specific, en interrogeant le rapport entre espace, matière et processus de transformation. Les œuvres naissent de fusions, sédimentations et agrégations de matériaux hétérogènes — sables, verres, métaux, émaux et pigments — qui donnent forme à des structures suspendues entre dimension naturelle et artificielle. Dans la pratique de Scodro, la matière n’apparaît jamais immobile ou définitive, mais comme un organisme vivant traversé par le temps, l’énergie et de continuelles possibilités de transformation.

NOTE PERSISTENTI
À l’occasion de la 61ᵉ Exposition Internationale d’Art de la Biennale de Venise, le Pavillon de Venise présente Note Persistenti, projet curatorial de Giovanna Zabotti avec la participation de Denis Isaia et Cesare Biasini Selvaggi. En dialogue avec In Minor Keys, thème de la Biennale d’Art 2026 imaginé par Koyo Kouoh, le parcours d’exposition invite à une écoute des fréquences les plus profondes de la ville : celles qui émergent de ses fondations, des mémoires des habitants, des transformations de la matière et des relations invisibles qui traversent Venise. Le Pavillon se développe comme une séquence d’environnements dédiés à différentes dimensions symboliques de la ville — submergée, domestique, mythologique et collective — transformant Venise en un paysage fait de stratifications, de présences et de traces persistantes. C’est au sein de la dimension submergée que s’insère le projet d’Alberto Scodro, à travers une réflexion sur la matière, sur le temps et sur ce qui reste normalement caché sous la surface.

Le projet EMERSASOMMERSA d’Alberto Scodro naît d’une réflexion sur la dimension submergée de la ville : ce qui soutient Venise mais reste normalement invisible, caché sous la surface de l’eau, dans les sédimentations de la lagune et dans les stratifications matérielles et temporelles qui, au cours des siècles, ont contribué à construire son identité. À travers les œuvres de la série UG (Untitled Glass-Sand), Scodro construit un paysage suspendu entre naturel et artificiel, évoquant des concrétions minérales, des formations organiques et des fragments qui semblent émerger lentement du sous-sol vénitien. Sables, verres, pigments et matériaux hétérogènes s’agrègent en des formes qui rappellent des structures géologiques, des organismes aquatiques et des surfaces modelées par le temps, l’eau et la pression. L’installation restitue une vision de la matière comme organisme vivant et en continuelle transformation, où passé et présent cohabitent dans un équilibre fragile et changeant. Venise apparaît ainsi non comme une image monumentale ou un décor immobile, mais comme une ville stratifiée, traversée de mémoires invisibles, de mutations lentes et de relations profondes entre nature, architecture et temps.

UNE STRATIFICATION DE LANGAGES
À la Biennale d’Art 2026, les poignées Olivari entrent dans le projet d’Alberto Scodro comme fragments d’une stratification culturelle construite dans le temps à travers le dialogue avec des architectes et des designers d’époques et de sensibilités différentes. Non pas un langage unique, mais une pluralité d’interprétations du geste d’ouvrir, à travers lesquelles la poignée devient point de relation entre corps, espace et architecture. Au sein de l’installation, les collections cohabitent comme des traces appartenant à des temps différents : formes rigoureuses, signes sculpturaux, surfaces essentielles et gestes de projet qui racontent des manières différentes de concevoir l’architecture et le rapport à la matière. Dans la confrontation avec la recherche de Scodro, ces présences se transforment en fragments d’un paysage suspendu entre naturel et artificiel, où geste, espace et matière entrent en relation au sein d’un unique récit visuel.

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LE GESTE D’OUVRIR
Les poignées sélectionnées pour l’installation représentent des interprétations différentes d’un même geste : ouvrir. Chaque projet introduit une relation différente entre main, espace et architecture, transformant un élément fonctionnel en un dispositif de connexion, de passage et de découverte. Aux côtés de projets historiques liés aux maîtres du XXᵉ siècle cohabitent ainsi des interprétations contemporaines capables d’exprimer rigueur géométrique, essentialité, recherche formelle et une relation plus tactile ou sculpturale avec la matière, composant une stratification de visions qui reflète l’évolution continue de la culture du projet chez Olivari. La sélection traverse des époques et des langages différents de l’histoire d’Olivari, en mettant en relation Garda d’Ignazio Gardella, Lama de Gio Ponti, Icona de Vincent Van Duysen, Paddle de Barber & Osgerby et Brera d’Antonio Citterio. Des collections nées à des moments différents mais unies par la capacité d’interpréter le rapport entre geste, forme et architecture à travers des sensibilités de projet autonomes et reconnaissables. Dans le contexte de l’œuvre d’Alberto Scodro, ces poignées deviennent symboliquement des points d’accès entre des mondes différents : entre visible et invisible, entre artifice et nature, entre matière industrielle et transformation organique. À travers le geste quotidien d’ouvrir, l’objet dépasse ainsi sa fonction et prend un sens plus large de relation et de traversée.





